Chambre de métiers et de l'artisanat de la Corrèze
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Former pour se développer !


En 2009, près de 150 chefs d’entreprises artisanales, conjoints et collaborateurs ont suivi une formation organisée par la Chambre de métiers et de l’artisanat de la Corrèze. Dans le même temps, plus du double ont eu recours à la compagnie pour bénéficier d’un appui au montage d’un dossier d’agrément ou de financement de formation. Pour Laurent Melin, Président de la Commission des formations, ce résultat est encourageant. Il montre que la nouvelle organisation très réactive mise en place au sein du service formation de la Chambre répond à un vrai besoin. Plus que jamais en effet, les entreprises artisanales ont besoin de renforcer leurs compétences pour assurer leur développement. Se former ou former ses collaborateurs n’est ni un luxe, ni une dépense, mais un investissement.



« Un plan de formation se bâtit avec ses salariés »

Former pour se développer !
Trait d’Union : Laurent Melin, vous présidez la Commission des formations de la Chambre de métiers. Pendant longtemps, la dimension « formation tout au long de la vie » a été absente de la vie de l’entreprise artisanale. Qu’en est-il aujourd’hui ?

Laurent Melin : C’est vrai que la formation continue est encore parfois vécue comme une contrainte, plus que comme une opportunité. Or, selon moi, il s’agit pourtant de l’un des principaux leviers permettant à nos entreprises de gagner en compétitivité. Dire que la compétence des hommes est pour notre secteur la principale richesse est une évidence. Plus que le capital technique, c’est le capital humain qui fait la valeur de nos entreprises artisanales. Par conséquent, c’est bien là qu’il faut choisir d’investir en priorité. Et je pèse mes mots quand je parle d’investissement. En effet, l’argent mis sur la formation doit trouver son juste retour. Et c’est toujours le cas. Un retour d’autant plus rentable que la dépense de formation est presque toujours intégralement couverte par les organismes en charge du financement de la formation. Si l’on compare avec un achat de matériel ou de machine, il est certain que le bilan ne peut être que positif.

TU : Partir soi-même ou organiser le départ d’un salarié en formation peut parfois poser de vrais problèmes d’organisation dans l’entreprise. N’est-ce pas là un frein important ?
LM : Il est certain que les entreprises de notre secteur, compte tenu de leur taille, n’ont pas beaucoup de facilité pour organiser des remplacements. Dans le même temps, je ne pense pas qu’il n’y ait jamais de périodes dans l’année où le volume d’activité ne permette de palier l’absence de tel ou tel. La formation dans l’entreprise est affaire de conviction et d’anticipation. C’est un très bon levier économique et comme tout ce qui est économique, quelque chose qui s’anticipe et se calcule.

TU : Une nouvelle loi sur la formation professionnelle a été votée le 24 novembre 2009. Elle renforce la place du Droit individuel à la formation en le rendant « portable » d’une entreprise à l’autre. Le DIF inquiète beaucoup les chefs d’entreprises artisanales qui l’assimilent à un risque. Qu’en est-il exactement ?
LM : Il faut tout d’abord savoir que le DIF, contrairement au nom qu’il porte, n’est pas un droit mais une opportunité, l’occasion d’un dialogue entre l’employeur et le salarié pour l’inciter à participer à sa propre évolution professionnelle. Il faut en effet savoir que dans la pratique, aucun départ en formation ne peut se faire au titre du DIF si l’employeur ne donne pas son accord, sauf le cas assez rare de prise en charge par l’organisme collecteur des fonds destinés au CIF. En fin de compte, la mobilisation du DIF permet surtout d’accroître les fonds disponibles pour couvrir les frais de formation. Le DIF est donc une chance pour le chef d’entreprise, pas une menace. Pour en profiter il faut simplement accepter d’établir un vrai plan de formation négocié avec ses collaborateurs.

TU : Définir un plan de formation n’est pas forcément chose facile lorsqu’on ne l’a jamais fait et la réglementation apparaît vraiment complexe. N’y a-t-il pas là également un frein important à l’intensification de la formation dans les entreprises artisanales ?
LM :­­ C’est pour lever ces freins que nous avons renforcé l’an dernier les compétences de la Chambre de métiers sur le sujet. S’inspirant de la logique de « Dispositif Global de Formation » prôné par l’APCM, nous avons structuré le service afin qu’il apporte une réponse réactive par rapport aux différentes problématiques rencontrées par les entreprises et ce quel que soit le métier considéré. L’idée, c’est d’une part de pouvoir garantir une prise en charge en moins de 48h sur les questions touchant à la formation, d’autre part de pratiquer un accompagnement de qualité sur les questions de droit et de financement. Pour cela nous avons noué des relations avec les différents OPCA de branche et les organismes finançant la formation des chefs d’entreprises.

D’un autre coté, nous avons mis en place un système permettant de faire évoluer l’offre de formation organisée par la Chambre de métiers. Le catalogue proposé est ainsi actualisé chaque mois pour s’adapter au plus près des demandes qui remontent du terrain.

Du coup, de plus en plus de chefs d’entreprises font appel à nos services pour les accompagner sur ces questions. Je ne peux qu’encourager tout le monde à en profiter et en premier lieu de téléphoner à la Chambre pour connaître les prochaines dates de stages relatifs par exemple à la « mise en place du plan formation dans l’entreprise ».

TU : En qualité d’élu à la Chambre de métiers, vous avez fait de la question de la formation le thème central de votre action. Pouvez-vous nous en dire plus sur les raisons de votre engagement sur ce thème ?
LM : Ce qui fait l’entreprise artisanale c’est son capital humain. Le faire fructifier est la condition pour se développer et pour prospérer. Une logique que l’on retrouve d’ailleurs au moment de la cession de l’entreprise puisque les diagnostics ARTER intègrent maintenant systématiquement un bilan COMAFOA destiné à évaluer et, de fait, valoriser le potentiel humain.

Pour moi la formation de tous, chefs d’entreprises et collaborateurs, est une obligation économique. Au moins aussi importante que l’investissement matériel. La seule à même de compenser la petite taille de nos structures face à des concurrents bénéficiant de très gros moyens.

Mais la formation ne doit pas se limiter aux seules améliorations des compétences techniques, certes indispensables. Nous devons aussi faire évoluer les équipes sur des thématiques de développement personnel. Améliorer par exemple les connaissances en informatique, améliorer celles de gestion, sensibiliser les collaborateurs à la création ou la reprise d’entreprise en les incitant à préparer les examens du secteur, Brevet de gestion de l’entreprise artisanale ou Brevet de maîtrise. Mais ce n’est pas tout. Je crois qu’il ne faut pas oublier de travailler l’ouverture d’esprit, seule vraie source de créativité. C’est en ce sens que j’ai demandé à l’équipe de la Chambre de métiers de réfléchir à un programme centré sur la culture générale et l’ouverture sur le monde. N’oublions pas que l’artisanat c’est aussi l’école de l’élévation et de la promotion sociale !

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Les formations recommandées par Laurent Melin

• Les ateliers informatiques personnalisés : « pour une fois on est vraiment accompagné et on trouve les solutions à ses propres problèmes »

• Le Brevet de gestion artisanale : « une formation diplômante très efficace pour se préparer à reprendre une entreprise ou parfaire ses compétences »

• Le DIF et le plan de formation
en entreprise : « pour bien comprendre tout ce que l’on peut faire avec le plan de formation »

• Plus d’infos : 05 55 20 75 20 ou 05 55 29 95 95
www.cfa13vents.com

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Trait d’union : Pourquoi le choix de l’anglais ?
PC : Disons que ça part d’une volonté personnelle et que c’est aujourd’hui devenu essentiel dans la vie quotidienne mais aussi au niveau de la boutique où l’on reçoit de plus en plus de clientèles étrangères en saison.

TU : Comment êtes-vous entré en contact avec le service formation ?
PC : J’ai d’abord été informée grâce à un mailing expliquant le contenu et les conditions d’inscriptions de la part du service formation continue de la Chambre de métiers. J’ai donc pris contact par téléphone pour rendez-vous. Un premier planning m’a été proposé en fonction de mes disponibilités. Ce dernier pouvait être modifié si nécessaire. Et, c’est cette souplesse qui m’a confortée dans mon idée de me former.

TU : Sur la souplesse du système, justement ?
PC : Tous les stagiaires viennent d’horizons différents, ont un âge, un niveau et un projet différents. Il est donc important d’individualiser les formations lorsque c’est possible. Les tests préalables permettent de dresser un premier bilan et de mettre en place un parcours adapté. J’ai opté pour un programme de vingt heures dans un premier temps que je peux reconduire si je le souhaite.

TU : Avec le recul, diriez-vous que la formation correspond à vos attentes ?
PC : Tout à fait, surtout concernant l’anglais professionnel qui aborde les termes techniques de nos métiers. Un livret nous a été distribué par l’un des formateurs et constitue notre base de travail. Personnellement, je préfère l’approche technique de la langue que je trouve plus intéressante que l’anglais général, mais les deux aspects sont nécessaires.

Le DIF, Droit individuel à la formation pour les salariés

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Trait d’union : Comment avez-vous eu connaissance du DIF ?
Claude Rochais : J’ai reçu plusieurs courriers de la part du service formation de la Chambre de métiers et de la confédération nationale de la pâtisserie nous expliquant comment procéder pour faire valoir ses droits à DIF.

TU : Cela vous a-t-il paru compliqué, notamment d’un point de vue administratif ?
CR : Absolument pas. Tout a été géré dès le premier contact par le service formation qui a expliqué à Pascale ce qui pouvait être mis en place et comment ça allait se dérouler. Vous savez, si on peut éviter la paperasse, c’est toujours mieux. En plus, c’est un hasard, mais la formation se déroule le jour de fermeture de l’entreprise. Maintenant, c’est aussi dans notre intérêt d’envoyer les salariés en formation. Donc, quels que soient les jours, on s’organise en fonction. C’est notamment le cas quand mes salariés partent en stage technique décentralisé.

TU : Sur la rapidité de traitement de la demande, côté salarié ?
Pascale Béril : Deux semaines environ se sont écoulées entre le premier coup de fil et l’entrée en formation. C’est très réactif. Entre-temps, un rendez-vous a été pris pour faire un point sur mes attentes et on a décidé de commencer par l’anglais, la bureautique débutera en janvier 2010. Un planning de formation m’a été envoyé ensuite pour accord par mail.

TU : Sur la souplesse et l’organisation des formations ?
PB : On est en petit nombre, ça permet d’avoir quasiment du sur-mesure. Aucun d’entre nous n’a le même niveau. Le formateur est à l’écoute de nos interrogations et il individualise les parcours soit dans le contenu, soit dans le rythme. En ce qui me concerne, pour l’anglais par exemple, mon emploi du temps a été fait en fonction de mes disponibilités. Il comprend des séquences en groupes ou en individuel avec le formateur, c’est vraiment un système à la carte qui permet d’aborder la formation plus en confiance.

TU : Un dernier mot ?
Claude Rochais : Les choses évoluent très vite et je suis conscient que la formation tout au long de la vie est indispensable aujourd’hui. Je dois dire que le service formation de la CMA répond parfaitement à ces nouveaux défis.


• Plus d’infos sur le DIF :
05 55 20 75 20 ou 05 55 29 95 95

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Trait d’union : Quelles sont vos impressions après ce début de formation ?
Jacques Saleix : Très positives. J’étais un peu inquiet vu mon niveau, mais la formatrice est à l’écoute et totalement disponible.

TU : Pourquoi l’anglais ?
JC : D’abord d’un point de vue professionnel, j’ai une clientèle anglophone avec qui j’ai de grosses difficultés à communiquer, ne serait-ce que pour me présenter, expliquer ce que l’on fait et pourquoi. C’est vraiment un plus dans l’entreprise pour toucher de nouveaux marchés. J’ai par exemple des contacts fréquents avec les agences immobilières. En me présentant comme apte à communiquer en anglais, notamment sur du technique, ça peut élargir les opportunités. D’un point de vue plus personnel, je réalise qu’aujourd’hui la pratique de l’anglais est indispensable même à un petit niveau.

TU : Comment avez-vous été informé de l’existence de ces formations?
JC : Lors d’une réunion à la Chambre de métiers, une information nous a été communiquée à propos des possibilités offertes par le service de formation continue et de la gratuité totale pour les artisans.

• Plus d’infos sur les formations :
05 55 20 75 20
05 55 29 95 95
www.cfa13vents.com

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