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Pascale Moratille, artisan fleuriste à Treignac




En 10 ans seulement, Pascale Moratille est devenue une fleuriste reconnue. À force de travail, elle a bâti une nouvelle vie professionnelle où se mêlent créativité, émotion et surtout attention aux autres. A Treignac, elle conduit son entreprise avec passion et un bonheur intense. Et cela se voit !
Pascale Moratille,  artisan fleuriste  à Treignac
Il y a 10 ans, Pascale Moratille décide de changer de vie. Après une longue expérience de salariée dans les ambulances, elle saute sur l’occasion et reprend « Aux bruyères », un magasin de fleurs à Treignac. Bien entendu, elle aime énormément les fleurs. Mais sa quête est ailleurs : « J’avais envie d’ouvrir une boutique, de me mettre à mon compte et surtout d’avoir des clients… » explique-t-elle, les yeux tout embués. Depuis, ses clients sont toujours au coeur de ses conversations et beaucoup sont devenus des amis.

Sans aucune expérience au départ, elle se forme en accéléré du côté d’Angers avec un stage au centre de la Piverdie. Elle en revient éblouie, transformée. « J’ai été surprise de ce que j’étais capable de faire. J’ai pris confiance en moi alors que ce n’est pas vraiment dans ma nature. J’engageais tout, ma vie de famille, mais j’étais déterminée. Tout le monde m’a suivie : mon mari, ma fille et mes parents. »

« Un nœud à l’estomac »
Comme pour combler son retard, Pascale Moratille cumule les heures de travail. Sans compter. Aujourd’hui encore, de 9 heures du matin jusqu’à parfois très tard dans la nuit, elle prépare les commandes du lendemain. « J’essaie de faire passer un message, une certaine émotion à travers les fleurs. Même si j’ai toujours un nœud à l’estomac au moment de remettre mes travaux à un client. » Un mal qu’elle juge nécessaire : « Moi c’est comme ça ! » Perfectionniste, elle vérifie plusieurs fois ses compositions et leur mise en scène, pour que l’effet soit total : « Au funérarium, par exemple, je réouvre toujours la porte après avoir disposé les fleurs. » confie-t-elle.

La St-Valentin, un jour particulier
Pascale Moratille,  artisan fleuriste  à Treignac
Pasacle Moratille a aussi ses petites habitudes. Tous les matins, elle salue ses voisins puis fait « le tour » des fleurs, prépare les commandes et gère les imprévus de la journée, les commandes de dernière minute, les clients… Mais, quand survient une livraison, c’est le branle-bas de combat. Elle monte dans le camion et choisit une par une les fleurs coupées. Des fleurs qu’elle doit ensuite nettoyer, débarrasser de leurs épines, « mettre à l’eau », disposer dans la boutique…

Membre des réseaux Interflora et Euroflorist, elle reçoit des « ordres » (des commandes) directement sur son fax. Les réseaux imposent des chartes et les compositions doivent répondre à l’esprit de la commande (bouquet à dominante rose…) tout en laissant certaines marges à la fleuriste. Avec leur nom, ils apportent une image de qualité et agissent comme de véritables apporteurs d’affaires pour l’entreprise.

Chaque jour, Pascale Moratille réalise des bouquets d’anniversaire, de remerciements, de départ à la retraite ou tout simplement des bouquets « de gentillesse »… Elle se déplace sur Chamboulive, le Lonzac, St Augustin, Périssac ou encore Rilhac… Mais, son jour préféré reste celui de la Saint Valentin. « Les hommes sont plutôt mal à l’aise. Ils me disent « je te fais confiance », « fais ce que tu peux » ou encore « comme pour le monsieur » glisse t-elle avec malice.

Tout au long de l’année, les occasions d’acheter des fleurs sont légion : il y a le 1er mai ou encore noël … Mais, la fête des mères reste un moment à part. L’activité est très soutenue, les journées de travail rallongent et « les mamans sont toujours très gâtées ». C’est la fête la plus lucrative, et de loin, de toute l’année.
Pour la Toussaint, c’est encore autre chose.
Le travail s’étire sur une bonne semaine
et Mme Moratille assure elle-même, avec
l’aide de son mari, les livraisons et les dépôts sur les tombes. Une fois fanées, les fleurs sont retirées. Une attention qu’apprécient les clients les plus éloignés.

« Les fleurs, c’est périssable… »
La reine des fleurs reste la rose. « C’est elle qui prime, pour sa délicatesse » assure Mme Moratille. Et peut-être pour les messages qu’elle porterait :« la rouge pour la passion, la blanche pour le respect… »

Mais, pour un mariage comme pour un deuil, les mêmes plantes servent de « base » : ce sont les azalées, cyclamens, lys, orchidées, anthuriums… La boutique propose également des plantes vertes (ficus, spathiphyllums, yuccas, lierres, radermacheras…) et des fleurs coupées (des lys, margaux, lysianthus, orchidées…).

Alors, comme chacun le sait, « les fleurs, c’est périssable… » et la question des invendus est donc centrale dans le métier. Tout ce qui est jeté représente une perte sèche pour l’entreprise. D’où l’importance de gérer au mieux ses commandes et ses stocks.

« C’est décidé, je déménage »
Pascale Moratille,  artisan fleuriste  à Treignac
Depuis quelques mois, la crise a apporté son lot de désagréments. Et Mme Moratille a bien constaté le ralentissement des dépenses des ménages : son chiffre d’affaires a baissé de 10% en un an. Mais, son esprit est ailleurs. Oh, pas très loin. Sur le trottoir d’en face. Elle vient d’y acquérir un local bien à elle. « Je vais enfin pouvoir être chez moi. Une vraie fierté ! » lâche-t-elle. Et son environnement de travail va considérablement se moderniser : dès le mois d‘octobre, elle pourra accueillir ses clients dans un espace de vente de 70 m2 très lumineux et totalement accessible aux personnes à mobilité réduite. De quoi lui donner sourire pour les années à venir !

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Source : http://www.trait-union.info/Pascale-Moratille-arti...


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